mardi 5 mai 2009

Kamakura sous la pluie



















À environ 40 minutes de train, pour prendre un break de la cité, la petite ville de Kamakura propose plein de temples et le fameux Daibutsu, un énorme bouddha en bronze datant de 1252. Mais commençons par le début. Ma journée a débuté à la gare de Kamakura, qui est bordée par des rues commerçantes pleines de minuscules boutiques et de marchands de « street food ». Ça n’a pas de bon sens à quel point c’est craquant. J’avais l’impression de marcher dans un décor de film tellement tout était parfait. 

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Pour en profiter, j’ai décidé sur-le-champ de ne pas luncher dans un resto et de ne me nourrir que de ces victuailles invitantes. Ça a donné comme menu : des mochis (riz réduit en pâte, en forme de boulettes, sur une brochette) grillés au miso, une fraise au sucre d'orge servie sur un biscuit salé (genre biscuit Ritz!) et recouverte de sucre en pépites, des yakitori de poulet et une barquette de pommes de terre sautées recouvertes de beurre frais. Miam!

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Au bout de cette marche roborative m’attendait le sanctuaire Hachiman-gu, dédié au dieu de la guerre et gardien du clan Minamoto. Pour entrer dans les temples et les sanctuaires, ça coûte entre 200 et 300 Yen. À l’entrée, il faut se laver les mains dans une fontaine à cet effet. 

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J’ai pris l’habitude japonaise de traîner une petite serviette (le tenugui) avec moi partout ou je vais, surtout qu’il n’a pas de quoi se sécher les mains dans les toilettes publiques japonaises.

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Ce jour-là, il devait y avoir une cérémonie équivalente au baptême catholique, parce qu’il y avait plein d’adultes avec des enfants en tenues traditionnelles de la religion shinto. Y’avait aussi des personnes âgées qui faisait la file pour acheter des coussins rouges et des bâtons en bois avec un cordon rouge attaché dessus. (?)

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Un peu désorientée, je finis par trouver la route vers le bouddha, qui est à 30 minutes de marche de la station de train. À chaque fois que je commençais à douter de ma piste, je tombais sur une affiche qui indiquait le chemin. Keep the faith! 

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Ce qui est cool par contre c'est que la route nous fait paser dans un quartier résidentiel vraiment joli, avec des fleurs partout. L'arrivée devant le bouddha est inoubliable, c'est très impressionnant. On peut même entrer dedans! Le site est magnifique, mais avec la foule et la pluie qui tombait, c’était difficile de prendre une photo sans avoir 1051 parapluies dans la capture. 

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Inside the daibutsu

Trop crevée pour rentrer à pied, je tombe sur le bus et avec ma passe Suica, c’est dans la poche pour un retour en douceur vers la gare. Je me rend une station plus loin pour visiter le fameux sanctuaire Engaku-ji, plongé dans la forêt verte sur laquelle une averse tombait maintenant solidement. C’est beau, un sanctuaire sous la pluie. Sur le site, 17 temples sont rassemblés sous les arbres. Il faut environ une heure pour faire le tour. Dans un des pavillons, des archers en habits traditionnels s’exerçaient. Magie.

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Au retour, je crevais de faim, mais j’étais trop fatiguée pour sortir au resto, alors je suis arrêtée au sous-sol du grand magasin qui est sur ma route pour acheter de quoi souper. Cette galerie alimentaire est totalement hallucinante. Tout est présenté avec un grand raffinement par des employés en costumes pressés, du sushi cheap jusqu’aux anguilles grillées en passant par les melons à 70 dollars, proposés dans une boîte en bois avec un ruban autour. 

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En manque de fruits, j’ai acheté des fraises pour 700 Yens pour accompagner mes sushis et... ce sont les meilleures fraises que j’ai mangé de ma vie! Le melon de luxe m’intrigue…

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lundi 4 mai 2009

Un Lundi à Tsukiji

they still moved! is that bread crumbs?

Ce matin, je me suis réveillée à 5h, après une nuit pleine de rêves weirds. C’était parfait, car je voulais aller au marché Tsukiji, cette énorme poissonnerie célèbre pour ses enchères de thon et il est préférable d’y aller tôt. Malheureusement, les enchères sont devenues très hermétiques aux visiteurs, après qu’une gang de touristes morons se soient faits prendre en photo avec les thons, qu’ils léchaient à la blague. Bra-vo. Le marché est un endroit plutôt dangereux. 

silent and efficient

Des véhicules de service défilent de tout bord tout côté et t’es mieux de ne pas être dans le chemin. On voit bien que les marchands sont un peu énervés de voir autant de touristes déferler dans leur lieu de travail, mais si on leur donne toujours priorité de chemin et qu’on ne touche pas aux poissons, ça va. Je ne comprends pas les gens qui pensent que c’est ok d’amener leurs enfants à cet endroit. Mais en même temps, si vous allez à Tokyo et que vous êtes le moindrement foodie la visite est un must. J’ai vu des poulpes géants dans des bacs remplis d’eau, des barquettes d’oursins, des cases de bois remplies de crevettes bleues frétillantes et des coquillages étranges.


what is this? Uni?

I love octopus

I want to eat this!

À Tsukiji, on fait la file pendant des heures pour manger aux restaurants de sushi qui parsèment les bordures du marché principal. 

so many people

J’avais le temps, alors j’ai fait pareil. Malheureusement, après 75 minutes d’attente, j’ai ressenti une terrible nausée probablement causée par les émanations du sukiyaki d’à côté et par la fatigue et quand je me suis finalement assise devant ma spectaculaire assiette de sushi, je n’ai été capable d’en manger que la moitié. Zut alors! 

my breafast

Morale de l’histoire : gardez cette visite pour quand vous aurez la forme. (Et apportez un Tupperware pour les restes!) Ce qui est cool au marché, c’est qu’on peut aussi y acheter plein de trucs pour la cuisine. J’ai acheté de jolies piques à motifs de fleurs de sakura et de cerises, et aussi des fleurs de sakura préservées au sel, pour aromatiser le riz ou faire du thé. Miam. 

Sakura flowers preserved in salt

Ils ont aussi de beaux couteaux, mais je vais attendre d’être allé à Kyoto avant de faire ce genre d’achat.

knifes

À date, je me débrouille bien dans le métro. C’est étourdissant, mais j’adopte une méthode « Équipe gagnante Amazing Race » : je check et re-check le plan de ligne, je prends mon temps et j’évalue toujours si le chemin recommandé par mon guide est vraiment le plus court. La carte du métro (Suica Pass) est super cute, avec un petit pingouin comme mascotte. On peut aussi s’en servir pour faire des achats chez les commerçants des stations. C’est comme une carte à puce qu’on charge de fric.

My Suica pass

Après le marché, je suis allé au temple senso-ji d’Asukasa. Le temps lui-même est recouvert d’une bâche (travaux?) mais les portes et la pagode sont bien visibles. Les gens font brûler de l’encens, exécutent des rituels de bonne fortune et vont jeter des sous dans un puis sec avant de faire une prière. C’est très beau comme rituel. Le lieu est entouré d’une multitude de kiosques qui vendent les spécialités culinaires de la région. 

arriving at the temple

on the way to the temple

around the temple

cookie delivery service!

J’ai mangé les fameux takoyaki, mais je crois être tombée sur un kiosque pas terrible – c’était beaucoup trop sucré, et pieuvre + sucre = beuhhh. J’ai aussi mangé des boulettes farcies de pâte de fèves rouges et enduites d’une sauce au miso. Pas mal.

looks good

takoyaki 

yum

yakitori stand

Il y a aussi plusieurs commerçants qui vendent des babioles, éventails, pochettes en tissu de kimono recyclé, etc. J’ai acheté des baguettes avec un motif de hibou et un masque d’Ultraman. Yeah! Il y avait tellement de monde, c’était hallucinant. Il faut dire qu’aujourd’hui était la dernière journée de Golden Week, long congé national, et que plusieurs Japonais avaient donc la journée libre.

wig and mask store

miniature sweets

chopsticks store

colorful

En revenant vers le métro, je tombe sur une autre galerie de resto et boutiques.

rickshaw dude at work

Lanterns

Y’avait un super moine qui était planté là avec une cloche et un bol dans les main. Je prends sa photo et pour le remercier je mets une pièce dans son bol. Il me regarde dans les yeux et me déclare une bénédiction super belle (même si j’ai compris que dalle) et se penche bien bas pour me saluer. J’étais full émue.

The monk blessed me when I gave him money!

Une fois de retour à Shinjuku, je suis montée dans un des nombreux magasins à rayons qui sont là, comme des gros La Baie japonais. Au sous-sol de ces magasins, on peut toujours retrouver une galerie de boutiques alimentaires. C’est fou! Je suis arrêtée acheter des pains au chocolat pour le déjeuner, et la boutique était plus petite que mon lit! Les petites vendeuses étaient déguisées comme des boulangers, avec de gros chapeaux joufflus. J’avais vraiment envie de rire (avec respect!), c’était trop top japonais.

They sure love sweets here!

Ce soir, je me la suis coulé douce : j’ai mangé un burger bien juteux chez Freshness Burger et j’ai détendu mes muscle endoloris par l’avion et 8 heures de marche dans l’authentique bain japonais qui est dans la salle de bain de mon studio. 

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La salle de bain a aussi une toilette Toto techno, avec siège chauffant et action bidet intégré. Ça surprend la première fois, mais honnêtement, on y prend goût! Et c’est mieux que les toilettes du métro : un trou dans le plancher. Woah.

 

dimanche 3 mai 2009

Lundi, dimanche... Quel jour sommes-nous?

Ready to lift off

Après un transfert vers Toronto sans problème et un léger retard sur mon vol en direction Japon, je me suis finalement envolée vers Narita à 14h. Yé! Le plus long vol de ma vie s’est bien déroulé, malgré le manque d’horizontalité pour aider au sommeil. Je me suis tapé 3 films (Frost/Nixon, Twilight et Doubt) plus un peu de télé aircanadienne, entourée d’une famille de Coréens somnolents (force de s’être tapé bière par dessus bière). Finalement, une heure avant l’atterrissage, j’ai posé les yeux sur les rizières du Japon pour la première fois, à vol d’oiseau, de mon hublot.

My first look over Japan!

Il a fallu attendre une heure avant de pouvoir descendre de l’appareil, car une équipe médicale faisait le tour des passagers pour un contrôle causé par cette satanée grippe porcine. C’était fou, ils ont même filmé tous les passagers. J’ai même eu la chance de porter mon premier masque anti-microbe. La classe.

medical team tests the passengers for the flu
Not my best look

Après avoir obtenu mon OK médical, je débarque et la ronde des contrôles continue. Avec le décalage horaire et la fatigue, j’étais un peu confuse, mais j’arrive finalement à sortir. Maintenant, je devais trouver le bureau de JR Rail pour faire valider ma passe. Normalement, j’aurais paniqué, mais j’avais mon fidèle dossier de voyage avec un parcours en photo me menant jusqu’au bureau en question. Nice. La passe JR est super kawaii, avec un paysage typiquement fuji-esque sur la couverture. Le train lui-même est hyper propre, rapide et y’a même une jeune fille qui passe dans les wagons pour nous proposer des rafraîchissements.


A delicious drink before taking the Narita Express
Narita Express
J’arrive à ma dernière étape avant l’hôtel : la station Shinjuku. Ayoye. Imaginez l’aéroport O’Hare mélangée avec les Galeries Lafayette et multipliez par 50. Évidemment, je manque mon tournant et je me ramasse à la sortie sud plutôt que celle de la zone ouest. Étourdie de fatigue, j’opte pour un taxi plutôt que de revenir sur mes pas. Premier blocage de langue : le chauffeur ne parle autant anglais que je parle japonais, c’est-à-dire pas pantoute. Il est par contre très gentil et tout heureux quand je lui montre la carte que j’ai imprimée juste au cas. On tourne un peu en rond, au début, puis je me souviens que j’ai aussi des photos de la rue où se trouve l’hôtel. Deux minutes plus tard, on trouve. Ouf! Mais la petite balade était cool : le quartier ressemble exactement à ce à quoi je m’attendais. Il y a des chats errants autour de machines distributrices de boissons, des jeunes branchés avec les bras chargés de sacs de magasinage, des néons partout. J’capote.

driving around in search of my hotel
Oakwood Apartments Shinjuku

En tout cas, je suis super heureuse : l’hôtel est moderne et le personnel parle très bien anglais. Après les quelques formalités et la paperasse, je monte à mon studio, au 17e étage. L’ascenseur a la taille d’une cabine téléphonique. Claustrophobes, s’abstenir. Le studio lui-même est très bien, tout y est. Je suis confortable (en fait, j’adore) mais j’imagine mal comment 2 personnes pourraient y séjourner pour plus de quelques jours sans se marcher sur les pieds.

bedroom
view from the bedroom door

kitchen


J’ai commandé Internet, mais c’est « avec fil » et je ne comprends pas comment le faire fonctionner. (Laurent Bui, I'm talking to you: HELP!) J’arrive à piquer le réseau sans fil de quelqu’un, mais c’est pas très puissant et je n’arrive pas à mettre mes photos sur Flickr. Bon. Il faut que je dorme! Mais avant, petit casse-croûte : deux délicieux onigiri et un jus de légume weird, acheté au dépanneur d’en face, que je savoure en regardant la télé japonaise. Y’a un tournois de ping-pong et une rétrospective Ultraman. Le bonheur!

My first dinner!!
This was tasty

vendredi 1 mai 2009

C'est joli, des billets de Yen

Yen in my pocket!

Au Japon, l'argent liquide règne encore et les guichets automatiques en anglais sont rares, alors je n'ai pas pris de chance et j'ai changé 1 000$. Ça me donne environ 80 000 Yen. Les billets sont décorés des traditionnels personnages politiques, mais aussi du mont Fuji et de jolis sakura. Kawaii!

Sakura design on Yen

Je prends l'avion demain matin, je suis aussi excité qu'une écolière qui attend la fin des classes.